Mardi 22 octobre Santiago.

Nous enregistrons nos bagages, la personne nous dit les mêmes mots, c’est comme les gilets jaunes en France, il faut juste éviter les lieux de manifestations. Il est Chilien, travaille pour LATAM et SWISS AIR.

Il nous enregistre pour le vol de Zurich, puis pour San Paolo, mais n’arrive pas pour celui de Santiago.

« C’est normal, ça arrive » nous dit-il, « il vous faudra récupérer vos bagages à San Paolo, les faire enregistrer au comptoir de LATAM et repasser les contrôles »

C’est un peu moins rassurés que nous nous dirigeons vers la salle d’embarquement. Je regarde sur internet, le vol d’hier Brésil- Chili a été annulé. Au pire me dis-je nous passerons 2 semaines au Brésil, les français n’ont pas besoin de visa, le passeport suffi.

Après 13 heures de vol nous atterrissons à San Paolo et qu’elle fut notre surprise à la sortie de l’avion de voir une petite femme en uniforme tenant dans sa main une pancarte avec inscrit dessus «  Bienvenue Elisabeth Mayet et Pierre Mayet »

Elle nous explique qu’elle doit attendre que l’avion soit vide et que nous devons rester à côté d’elle. C’est elle qui nous amènera pour passer les contrôles, je lui pose la question pour nos bagages. « Ils vont suivre » me confirme-t-elle.

Nous passons effectivement tous les contrôles et embarquons à l’heure prévue dans l’avion.

Arrivés à Santiago la navette nous attend et nous amène à l’hôtel. Nous ne sentons pour le moment aucune incertitude et agressivité dans la ville. On nous explique que la situation se calme et que ce n’est que vers 16h qu’il commence à y avoir des tensions lorsque les étudiants commencent à se rassembler. Le couvre-feu sera ce soir à 20h.