Mercredi 23 octobre

Nous nous levons ce matin avec une superbe surprise de la compagnie aérienne que nous devons prendre pour rejoindre Punta Arenas.

Le vol est repoussé à 21h50 au lieu de 16h45, ce qui nous fait arriver à 1h10 du matin. J’envoie aussitôt un mail à l’hôtel où nous devons descendre pour savoir s’il y aura quelqu’un pour nous accueillir et s’il y a un couvre-feu sur la ville. La réponse fut rapide, réception ouverte 24h/24h et pas de couvre-feu. Nous vous attendons.

Nous sortons nous balader en ville, les magasins ouvrent les uns après les autres. Les gens ne sont plus obligés de faire la queue comme hier soir. Effectivement la veille pour faire des courses, il fallait attendre son tour à l’extérieur et annoncer ce qu’on voulait acheter.

Malheureusement pour nous tous les monuments sont fermés, nous déambulons dans les rue une bonne partie de la journée, croisant parfois de petits groupes de manifestants.

Ce n’est que vers 16h que la tension monte d’un cran. Nous avons parfois les yeux qui piquent car effectivement des bombes lacrymogènes sont envoyées quelques rues plus loin. Nous décidons de rentrer et d’aller voir à la réception s’ils veulent nous amener plus tôt à l’aéroport afin d’éviter tout blocage, ce qu’ils acceptent avec grand soulagement.

Nous prenons notre avion et arrivons à destination sans problème mais exténués.