La lettre du rédacteur

Sur cette première partie du périple, il a été difficile pour moi de tenir à jour le blog. Et c’est pour cela qu’il est un peu décousu. Outre le décalage horaire que j’ai pour la première fois ressenti, j’ai passé une grande partie de mon temps du soir à regarder et à chercher des informations pour voir si nous pouvions nous déplacer, si nous allions pouvoir prendre nos avions, s’ils n’arrivaient pas trop tard à cause des couvre-feux.

Nous avons pris la décision de ne pas retourner sur Santiago et de rester un peu plus longtemps sur San Pedro de Atacama. Nous remercions la compagnie aérienne d’avoir bien voulu changer nos billets sans aucun complément à fournir. En regardant la télévision hier soir nous avons vu que la situation ne s’arrangeait pas. Nous ne voulons pas prendre de risque et surtout ne pas en faire prendre à Jules.

En partant ce matin de Valparaiso, nous avons traversé à pieds des quartiers où les magasins avaient été incendiés, les yeux à cause des gaz nous brulaient et l’atmosphère y était irrespirable.

Malgré cela les Chiliens vaquaient toujours à leurs occupations avec ce sourire qui leur est inné. C’est un peuple d’une gentillesse extraordinaire, toujours prêt à rendre service. Nous ne pouvons pas leur en vouloir d’être dans la rue et sommes de tout cœur avec eux. La vie est extrêmement chère, plus chère qu’en France et nous ne savons pas comment ils font pour vivre.

Le sud du Pays est magnifique, vous en prenez plein les yeux avec ces étendues gigantesques, lorsque nous demandons au chauffeur du taxi qui nous amène à la location de voitures ce qu’il y a entre Punta Arenas et Puerto Natales, il nous regarde en souriant et nous dit « Nada, nada, es desertico ». En effet, vous pouvez rouler pendant des heures sans croiser une voiture. Il parait que le nord et aussi beau et qu’il nous réserve pleins de surprises.

Je vais donc essayer de vous faire vivre cela.

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