Côte d’Ivoire

C’est encore sur l’Afrique que nous avons jeté notre dévolu.

Comme nous avions été enchantés par  le Sénégal. Que très dur fut le retour. Après les maxi déprimes de ces dames et une bonne dizaine de menaces de divorces. Nous décidions donc Laurent et moi de retenter l’aventure Africaine.

Après des mois, des semaines et des jours d’analyses de promos, c’est la Côte d’Ivoire qui remporta la bataille.

Nous pensions au départ partir d’Abidjan, remonter vers le nord sur Yamoussoukro, bifurquer sur l’ouest  pour visiter la ville de Man et ses cascades, descendre en suivant la frontière du Liberia en passant par Taï pour visiter le parc national, puis retourner sur Abidjan en longeant la cote atlantique (Golf de Guinée).

Nous nous lancions donc à la recherche d’un 4X4 pour notre périple. Le premier loueur nous répondit rapidement qu’il ne louait que des véhicules avec chauffeur, ce que nous ne voulions pas afin de garder notre autonomie.

Avec le deuxième, ce fut la surprise, voici sa réponse.

Bonjour,
Je ne peux satisfaire à votre demande étant donné les risques d’insécurité de la région de TAI.
De plus la côtière étant impraticable nous n’autorisons pas nos véhicules à y circuler.
Merci de votre compréhension
Cordialement
Steven

Effectivement après des recherches plus approfondies, il s’avère que la région près du Liberia alors très touristique n’est plus du tout conseillée. Quant à la côte, la route est totalement dégradée, il faut environ 10h pour faire 350 kilomètres.

Jugez par vous même

etat-routes

Nous allons donc prendre la route en direction de Yamoussoukro, puis nous improviserons selon les ressentis en nous déplaçant plus vers l’est.

cof

C’est parti …
Et j’ai une nouvelle valise!

Vendredi 19 octobre 2018

Bien arrivés

Ce matin vers 7h30 des coups de klaxon dans la cour. Persuadé que c’est l’alarme de la voiture de Dan je reste au lit. Laurent de son coté se dit quel est l’idiot qui fait tout ce vacarme. Une heure plus tard nous apprendrons que c’était Didier qui était passé nous amener les croissants. Dommage il est reparti avec.

Départ de l’aéroport Lyon St Exupéry à 11h 55 et après 2 heures de vol, nous arrivons à Lisbonne.
S’en suit une une longue escale de 5 heures, nous embarquons enfin dans l’avion pour Abidjan où une voiture nous attend pour nous amener à l’hôtel.
Il est 2 heures du matin nous prenons possession de nos chambres et nous nous effondrons sur nos lits.

Demain direction Tiassalé.

Samedi 20 octobre 2018

Après une nuit  réparatrice,  nous allons chercher la voiture que nous avions réservée puis nous partons vers le nord direction Tiassalé.

Nous empruntons la seule autoroute du pays pour faire les 125 kilomètres. Autoroute est un bien grand mot, chez nous nous appelons cela des nationales, sauf qu’ici la limitation de vitesse est à 120, que les gens se déplacent sur les bandes d’arrêts d’urgences et qu’ il n’est pas rare de trouver des emplacements où les voitures traversent de l’autre côté.

Arrivés à Tiassalé, nous nous rendons à l’hôtel le Barracuda que nous avions repéré sur internet. Malheureusement celui-ci est complet. Annie une des responsables nous trouve pour la nuit des chambres dans un autre établissement du village et  monte avec nous dans la voiture pour nous guider jusqu’à destination.

Débordante de gentillesse, elle nous aidera en route à trouver une carte SIM pour que nous puissions téléphoner en cas de soucis.

Nous déposons nos bagages et allons manger au bord du fleuve Bandama sous un immense manguier. La patronne du CACAOBO nous fera du poulet grillé avec des frites et de l’Attiéké , c’est une spécialité ivoirienne  à base de manioc qui ressemble à du couscous.

Nos papilles et nos ventres rassasiés nous irons faire le tour du village en laissant Jules et Eliot faire une partie de foot avec les enfants du village. Nous les récupérerons une bonne heure plus tard en sueur mais heureux d’avoir partagé ce moment avec des jeunes du pays.

Le barracuda est complet ce week-end car il y a le 200ème rassemblement de la Classic Hash d’Abidjan. Habituellement Peter le patron propose des randonnées à pieds ou en VTT. Mais cette fois la randonnée était un peu spéciale. Pour vous expliquer rapidement les Classic Hash sont des randonnées où les participants marchent et boivent de la bière. Je vous ai mis l’origine de ces manifestations dans « Trucs & Astuces » Lorsque nous sommes arrivés, ils partaient pour  10 kms sous un soleil de plomb.

Nous mangeons ce soir au Barracuda et rencontrons donc toute l’équipe au moment de l’apéritif, tous vivent à Abidjan et sont patrons d’entreprises, employés par de grosses firmes, pilotes de lignes, médecins, chercheurs pour l’institut Pasteur … Ils sont Libanais, Hollandais, Irlandais, Français et vivent dans le pays depuis plus de 20 ans.

La question tombe, vous êtes venus faire quoi ? A la réponse, nous sommes en vacances, Eric  me regarde ahuri, il tourne la tête et interpelle d’autres personnes. La suite serait longue à raconter mais entre « vous avez fait tourner la mappemonde et vous avez posé le doigt sur la côte d’Ivoire », « Des touristes mais c’est pas possible, ça n’existe pas dans le pays », « vous avez eu une grosse promo ».

Bon nous nous retrouvons invités à manger  et passons le reste de la soirée en leur compagnie. Demain nous partons avec eux visiter un site archéologique , puis faire un pique-nique sur les bords du fleuve.

Dimanche 21 octobre 2018

Surprise au réveil, nous nous retrouvons sans eau, une canalisation a été cassée par les employés refaisant la route qui dessert la ville. Tout le monde est en weekend, l’eau ne sera rétablie que lundi matin et tout le monde considère cela comme normal.

Ce matin nous partons donc pour le site d’Ahouakro, qui figure sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2006. D’une superficie de 120 hectares, ce site s’étend au milieu d’une multitude de pierre magmatiques et granitiques datant de -2300 à -2150 millions d’années, dont le volume varie entre plusieurs dizaines et une centaine de mètres cubes. Ces pierres ont adopté des formes et configurations naturelles surprenantes qui confèrent à certaines un aspect anthropomorphique tandis que d’autres se distinguent par un équilibre aussi précaire que mystérieux. Les villageois de la région ont fait de ce lieu un endroit sacré et mystique.

Nous finissons notre visite vers 13h et allons sur le lieu du pique-nique où nous passerons le reste de la journée avec toute l’équipe.

Il est 16h tout le monde rentre sur Abidjan. Il faut rentrer avant 18h car les routes ne sont pas sures la nuit. Pour notre part nous retournons à l’hôtel le Barracuda pour y passer la nuit.

Nous échangerons une bonne partie de la soirée avec Peter qui nous expliquera qu’il avait une grosses entreprise de poules pondeuses et qu’il a tout perdu au moment des événements de 2011. Mais qu’il aime ce pays et qu’il est resté avec sa femme Mimi d’origine Ivoirienne pour recommencer sa vie. Il nous indiquera les endroits à visiter et nous donnera une multitude de recommandations.

Lundi 22 octobre 2018

Ce matin après avoir dit au revoir à Peter et son équipe nous partons pour Yamoussoukro. Suivant ses conseils nous nous arrêtons à la sortie du village pour acheter de petites bananes sucrées et goutteuses.

Yamoussoukro est la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire depuis 1983, la capitale économique du pays étant Abidjan.

A notre arrivée nous constatons que les routes allant dans la capitale sont immenses, c’est  Félix Houphouët-Boigny, président et fondateur de la République de Côte d’Ivoire qui les avait fait construire aussi larges pour pouvoir permettre à un avion d’atterrir en cas de problème.

Après avoir pris possession de nos chambres à l’hôtel et nous être restaurés, nous partons visiter  la basilique Notre-Dame de la paix.

Elle est  bâtie sur 130 hectares et dotée de 8 400 m2 de vitraux, tous fabriqués en France, chaque siège est climatisé, dans les colonnes sont installés des ascenseurs. Elle dépasse de 17 m Saint-Pierre de Rome. Les 14 000 m2  de sol sont en marbre venu d’Italie. Avec ses 600 000 m3, elle constitue le plus grand volume jamais sonorisé au monde.

Il a fallu 3 ans pour la construire en travaillant nuit et jour. C’est le président Félix Houphouët-Boigny qui l’a commandée, l’a financée avec ses propres deniers et l’a offerte au Vatican. Elle a été consacrée par le pape Jean-Paul II le 10 septembre 1990.

Mardi 23 octobre 2018

Avant de quitter Yamoussoukro, petite visite des lacs aux crocodiles.
Le président Houphouët-Boigny avait fait creuser des lacs artificiels ainsi que des digues autour du palais pour y implanter des crocodiles afin que personne ne puisse traverser. Nous nous sommes d’ailleurs fait réprimander car nous nous approchions trop près des barrières, comme d’habitude les français sont indisciplinés.

Puis direction le barrage de Kosso , sur la route nous avons prévu de visiter une coopérative de cacao. Coopérative que nous cherchons en vain pour finir dans un village où un homme nous dit être exploitant. Il y a effectivement des fèves étendues parterre sur une bâche au milieu du village.

Les fèves sont sorties de la cabosse (c’est la coque qui se trouve autour et ressemble à une noie de coco) puis elles sont mises dans des feuilles de bananes pour fermenter. Elles sécheront ensuite durant une semaine au soleil en étant rentrées tous les soirs.

Dan à la bonne idée de demander s’il y a un chef de village et nous voilà embarqués au beau milieu des habitations. Nous nous retrouvons assis sous un manguier à attendre qu’il vienne. A son arrivée nous devons suivre tout un protocole, en premier chacun doit se présenter à son adjoint, puis celui-ci parle avec le chef dans leur dialecte, petit moment d’attente, le chef s’assied, s’exprime en français et nous demande ce que nous voulons boire. Il donne de l’argent à un jeune qui part en moto chercher des bières.

Nous passerons plus d’une heure à discuter sur leur mode de vie et la fonction de chef. C’est en fait comme le maire chez nous, mais il n’est pas élu, c’est son frère qui prend la suite si le conseil juge qu’il est capable. Il est le garant des institutions, de la moralité et de la vie du village.

Nous goûterons leur « vin africain », c’est la sève des racines qu’ils extraient et font fermenter.

En prenant congés, nous demandons si le barrage est loin et hop voilà notre ami l’adjoint dans la voiture pour nous mener au « barrage des blancs » comme ils l’appellent.

Nous le déposons au retour et prenons la direction de Daloa, 3 heures de route pour 70 kilomètres. Des trous, des bosses, tu accélères, tu freines, j’ai l’impression d’être dans un jeu de Mario Kart à éviter les peaux de bananes. Tu te déportes totalement sur la gauche pour pouvoir passer car les trous ne sont pas de petits nids de poules comme chez nous, ce sont des trous de pas d’éléphants. Un camion en face, c’est à celui qui freinera le dernier. Tu retournes sur ta voie, attention il y a un car qui te double par la droite.

Exténués autant le chauffeur que les passagers nous arriverons à destination. La ville n‘est pas mieux, on double à droite, à gauche, ça klaxonne, personne ne respecte les feux ou les priorités.
A un carrefour impossible de pouvoir tourner sur la gauche, Laurent et Elisabeth ouvrent leur vitre et se mettent à hurler en pointant le doigt vers la droite. Tous ahuris de voir des têtes de blanc, regardent dans la direction des mains et j’en profite pour me faufiler.

Enfin l’hôtel !!!

Mercredi 24 octobre 2018

Après la visite d’un petit marché de l’artisanat où nous achetons des sandales. Départ de Daloa pour Soubré.

Il y a normalement sur la route une réserve de singe, nous nous arrêtons et demandons la direction à un homme coupant l’herbe sur le bas coté de la route. Il nous dit de le suivre et se met à courir devant la voiture. En fait de réserve, il nous mène à son village, nous nous asseyons devant sa maison et il nous annonce les tarifs. 5000 francs CFA pour voir les singes ou 10000 pour en plus les photographier soit  7,5 ou 15 euros, pour les bananes ce sera 500. Nous ne sommes pas du tout dans la réserve mais bon ça permettra au village d’avoir de l’argent.

La route est meilleure qu’hier, nous arrivons vers 16h à l’hôtel  et au grand bonheur de tout le monde, il y a une piscine.

Jeudi 25 octobre 2018

A la sortie de Soubré le petit Futé nous indique les chutes du fleuve Sassandra ou chutes de la Nawa, nous cherchons pendant une bonne demi-heure la piste, personne ne semblant connaître ce lieu. Après de multiples tentatives, nous rencontrons le cuisinier du préfet en scooter qui vient d’arriver dans la région et qui profite de son jour de congé pour visiter. Il nous indique la direction et prend Laurent derrière lui pour lui montrer le chemin. Après 2 km de piste nous laissons la voiture et continuons à pied à travers la végétation durant 3 bons km. Nous arrivons sur le site où l’on peut admirer des cascades de 5 à 6 mètres de hauteur.

Le petit futé explique que c’est un lieu  « privilégié de pèlerinage et de recueillement. Les initiés, garants de la tradition, y effectuent des rituels et communiquent avec le génie bienveillant Nawa, figure de la « mère protectrice» qui apporte succès, abondance et fertilité aux natifs. Le caractère sacré des lieux est attesté par la présence de morceaux de tissu blanc attachés çà et là aux branches des arbres, et de bouteilles d’alcool – très certainement des offrandes ».

De retour nous retrouvons notre cuisinier attendant derrière la voiture. Il nous explique qu’il a vu 2 jeunes essayer de fracturer la portière et qu’ils se sont échappés à son arrivée. Il a donc attendu que nous revenions. Nous le remercions et le voilà repartit sur sa machine sans rien attendre de plus.

Direction San Pedro puis Grand Bereby.
Des contrôles de polices nous en avons eu et un seul agent nous avait demandé de l’argent comme il est très courant dans le pays. « Vous comprenez, vous êtes dans une voiture climatisée, nous on est en plein soleil, nous avons soif », un petit billet de 1000 soit 1,5€ et nous pouvons repartir. Mais notre arrivée à San Pedro ne va pas se passer comme ça. Nous nous faisons arrêter à l’entrée de la ville et tout y passe, les papiers du véhicule, le permis de conduire alors que personne nous l’avait demandé jusque là. Et voilà que pour ce représentant de l’ordre, il manque un papier, une soit disant attestation comme quoi nous pouvons conduire ce véhicule de 9 places (nous sommes 6) sans le permis transport en commun. Il doit mettre le véhicule en fourrière et le temps d’appeler le loueur de faire les papiers, il va bien se passer une à deux semaines. Mais comme il aime bien les touristes, il regarde Laurent et lui dit « A toi de discuter », on lui propose les 1000 habituels (Peter nous avait dit pas plus de 2000) mais cela ne lui suffit pas, il veut  5000. Ne pas lui donner serait partir dans de grandes discutions, il est 16h30 et nous devons arriver avant la nuit à Grand Bereby. Nous payons donc , il nous dit qu’il va appeler le poste à la sortie de la ville pour que nous puissions passer sans avoir à payer à nouveau et qu’il faut demander le chef Charly.
Effectivement nous nous faisons arrêter, nous demandons le chef Charly, il arrive et demande à son collègue de nous laisser partir. Mais celui-ci entend bien avoir une part du butin et les voilà qu’ils se disputent devant nous. Au bout de 5 minutes nous pouvons tout de même partir et quitter cette ville.

Que va-t-il se passer au retour, car nous devons repasser par là ?

Nous arrivons à destination avant la nuit, chez Jojo.

Du vendredi 26 au lundi 29 octobre 2018

La chaleur et l’état des routes a mis nos organismes à rude épreuve aussi nous décidons de rester quelques jours à Grand Bereby chez JOJO.

Jojo est en fait une femme d’environ 65 ans qui s’appelle Jacqueline, c’est sa petite sœur qui lui avait donné ce surnom.
Avec son mari elle avait l’habitude de voyager cinq mois sur douze. Après avoir écumé un grand nombre de pays, ils sont arrivés en Cote d’Ivoire à Grand Bereby et ont décidé de s’installer dans le pays. Malheureusement son mari est parti bien trop tôt.

Jojo avait le choix de rentrer en suisse ou de rester et lorsqu’on lui dit qu’elle a du courage, elle répond non c’était de retourner en Suisse qui était dangereux le stress, la façon de vivre ne lui convenait plus du tout.

Nos journées sont rythmées par les baignades, les parties de foots de nos 2 ados avec les jeunes du village, les balades dans les forêts d’hévéa l’arbre à caoutchouc et bien sûr les ventrées de poissons, d’écrevisses et de langoustines.

Samedi soir  nous sommes allés voir la ponte des tortues, sur une des plages, elles viennent d’octobre à novembre pondre la nuit. Depuis une dizaine d’années une ONG (www.ong-cem.org) les protège en donnant de l’argent aux villageois pour qu’ils ne les mangent plus et arrêtent de ramasser les œufs. Une brigade arpente la plage la nuit et recense les trous. C’est avec elle que nous allons voir l’une d’entres elles enfouir ses œufs.

Une fois sur le sable, elle creuse un trou d’environ trente centimètres de profondeur pour y déposer  entre 100 et 150 œufs, c’est  un moment émouvant durant tout ce temps elle gardera les yeux fermés mais on peut voir sur son visage que c’est un dur travail, comme un accouchement. Un des gardes me dit qu’un jour il en a vu une pleurer. Puis avec ses pattes arrières elle recouvre tout de telle manière que personne ne peut voir qu’il y a un nid à cet endroit. Ensuite elle s’avance de quelques mètres et creuse un leurre pour tromper les prédateurs avant de regagner la mer.

Elle reviendra quinze jours plus tard pour faire une deuxième ponte. Les bébés tortues naîtrons 90 jours plus tard. Un sur mille attendra l’âge adulte.

Lundi matin Laurent veut démarrer la voiture mais la batterie est totalement déchargée. Jojo l’amènera l’après midi dans un garage pour la faire chargée pendant que nous irons avec  Léon faire un tour de pirogue sur la lagune.

Du mardi 30 au mercredi 31 octobre 2018

La route du retour s’annonce et nous devons partir pour retourner sur Abidjan. Trois jours de route nous attendent.

En passant par San Pedro à notre grand étonnement nous traversons les contrôles sans aucun problème, la personne qui nous avait arrêté nous faisant même un coucou de la main avec un grand sourire. Nous passerons une nouvelle nuit à Soubré puis Gagnoa et nous nous arrêterons de nouveau au Barracuda chez Peter.

La route nous offrira son lot de trous et de bosses, mais les paysages sont magnifiques et nous pouvons ainsi prendre le temps de les regarder. Les villes sont animées et bruyantes, ça grouille de monde, c’est à celui qui klaxonne le plus fort et qui passe le plus vite. Dans les pays que j’ai visité, si je devais les classer pour leur conduite dangereuse, je placerai la Côte d’Ivoire en deuxième position derrière l’Inde.

Jeudi 01 novembre 2018

De retour à Tiassalé, avant de rejoindre Peter à l’hôtel, nous allons manger au CACAOBO, nous apprenons que la patronne vient de sortir de l’hôpital et se repose chez elle.

On nous propose du poulet et du foutou, c’est un mélange de bananes et de manioc qui forme une patte gluante que l’on trempe dans la sauce du poulet.
Dans un excès de confiance nous prenons tous le même plat. Le gout du foutou est difficile à décrire, mais c’est surtout sa texture gluante qui écœure fortement. Le pire est à venir, lorsque nous le trempons dans la sauce, notre bouche est alors aseptisée par le piment et c’est à peine si nous arrivons à manger le poulet. Nous resterons à l’avenir sur nos gardes.

Après une petite ballade dans le village, nous irons au barracuda où nous passerons la soirée à discuter avec  Annie, Peter et Mimi sa femme. Chacun parlant de son pays, eux très inquiets de l’avenir mais attendant et espérant tout des prochaines élections présidentielles.